Internet est devenu le lieu de toutes les informations mais également de toutes les désinformations.
Le fact checking consiste pour les journalistes du web à vérifier les informations données par les hommes politiques.
Le e-checking® consiste à vérifier les informations véhiculées sur une entreprise, une institution ou une personnalité.
L’émergence des outils de partage d’information et la vitesse de circulation ont fait croitre l’exposition des entreprises et des personnes publiques aux risques d’atteinte à leur réputation.
Face à ce risque, la majeure partie des entreprises et des individus ne sait pas comment réagir (72% en mai 2011 selon un sondage Louis Harris). Or, sans intervention rapide et spécifique, l’information – ou la désinformation – demeure.
Entreprises et personnalités publiques sont aujourd’hui toutes, volontairement ou non, présentes sur le web. Que se passe-t-il lorsqu’elles font l’objet d’une attaque numérique ? Quels moyens ont-elles à leur disposition pour protéger leur réputation ?
IDENTIFICATION ET MAITRISE DU RISQUE
1 . Tracing de l’information
Il s’agit de remonter à l’origine de l’émetteur. Est-ce un journaliste ? Un consommateur ? Une association ? Une identité fictive ?
En cas d’identité fictive (cas le plus fréquent dans les cyber-attaques), quand et comment cette identité s’exprime-t-elle ? Sur quels supports ? Avec quelle ancienneté ? Quels sont ses thèmes de prédilection ?
Cette étape permet de savoir si l’information est sourcée, s’il s’agit d’une attaque politique concurrentielle ou simplement un acte de nuisance.
2. Identification des supports relais
Il s’agit de catégoriser les supports qui créent le buzz autour de l’attaque. Bien souvent la guérilla numérique utilise des blogs affiliés à des médias, souvent étrangers.
Par exemple, la chaine CNN dispose d’une plate-forme de blogs nommée ICNN. Sur celle-ci l’information n’a pas à être vérifiée et l’auteur peut être anonyme.
Il est ensuite aisé de faire reprendre l’information par des plates-formes communautaires françaises, en la faisant apparaitre comme le fruit du travail de CNN.
Ainsi, une information parfaitement fausse revêt toutes les apparences de la crédibilité.
3. Cartographie de la viralité
Quels sont les dommages ? Il s’agit d’évaluer l’étendue de la nuisance. C’est-à -dire par qui et combien de fois la fausse information a-t-elle été lue et reprise. Par quels types de supports ou de médias ?
Est-elle « poussée » sur Google ? Sur les réseaux sociaux ? Sur les plateformes participatives ? Sur les médias web ? Sur les blogs ?
Cette étape permet de définir le territoire de la nuisance et de la circonscrire.
L’ensemble de ces informations doit être rassemblé  pour  anticiper et mettre en œuvre une strategie de réponse.
Ces trois étapes du e-checking® sont nécessaires pour anticiper une judiciarisation éventuelle de la réponse.
STRATEGIE DE REPONSE
La réactivité et la rapidité sont essentielles. En cas d’attaque, une riposte étayée dans les heures qui suivent la diffusion de la fausse information aboutit en général à une suppression rapide de cette dernière. Si l’on attend plusieurs jours, il faut parfois des mois en dépit de courriers avant de voir celle-ci supprimée :
1. Accompagnement juridique
En partenariat avec le cabinet de Marie-Anne Gallot Le Lorier, Avocat spécialisé  en matière de Propriété Intellectuelle et Nouvelles Technologies , Tendances Institut met à disposition de ses clients un accompagnement juridique :
- Rédaction et envoi de courriers, mails ou  télécopies, aux plateformes, hébergeurs, administrateurs des réseaux sociaux etc… ;
- Prises de mesures aux fins de constitution d’un dossier judiciaire (captures d’écran constatées par huissier, exploitation des données récoltées ) ;
- Octroi de conseils juridiques réguliers concernant le dossier par écrit ou par téléphone ;
- Interventions diverses  pour faire cesser toute violation du droit à l’image et du droit à la vie privée , de droits de propriétés intellectuelles ou de tous autres droits mis en péril du fait de l’utilisation des nouvelles technologies (cybersquatting) ;
- Mise au point des requêtes et assignations nécessaires devant les juridictions compétentes.
2. Déréférencement et production de contenus adaptés
Mise en place d’une stratégie de référencement inversée, visant à déclasser les contenus hostiles dans le référencement Google.
Cette stratégie de déréférencement s’accompagne de la rédaction de contenus adaptés et vérifiés sur la personnalité et/ou l’entreprise.
L’élaboration de contenus et la mise en place d’une opération de déréférencement est ad-hoc et établie au cas par cas en collaboration avec le client.